Art & Théorie

ADLANE SAMET – OUVERTURE DE LA SALLE

 

C’est avec joie que ArTTh – Galerie Artobazz ouvre aujourd’hui la salle consacrée au travail de l’artiste algérien Adlane Samet, la Salle Adlane Samet.

Cette ouverture inaugure l’Espace InvitéEs et fait dorénavant de la Galerie Artobazz un espace d’exposition ouvert à d’autres artistes, plus particulièrement en arts numériques, mais comme on peut le constater ici, puisque Samet travaille avec l’acrylique et sur toile, pas uniquement.

La Galerie Artobazz se veut pour le moment un espace modeste, vu le temps nécessaire pour organiser de nouveaux évènements, parallèlement à ma propre production et à mes autres activités théoriques et artistiques.

 

Bonne promenade!

Zéo Zigzags

 

Ce que vous allez trouver ici :

  • une entrevue un peu différente, Adlane ayant choisi de répondre de manière globale par un court texte à mes questions
  • un article portant sur cette partie de son travail
  • une liste non exhaustive des expositions auxquelles l’artiste a participé

 

 
 
 

 

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Entrevue avec Adlane Samet

[Ses réponses sous forme de texte, suivies de mes questions]

 

Adlane Samet – Réponses

Je vois mon travail comme une sorte de néon, où se conjuguent mon esprit et le reste du monde parallèle, un monde fait d’imaginaire et de rêve et aussi un monde de mythes où les anges et les démons bataillent pour la sérénité de l’âme, cette âme d’enfant que j’essaye de retrouver, une âme perdue seule dans les décombres du chaos.

L’enfant est un abruti. L’abrutissement est le meilleur moyen de créer, c’est l’enfant qui ne réfléchit pas, qui crée en moi. Quand j’étais petit, je ne comprenais rien au monde de l’adulte et jusqu’à maintenant, je ne comprends rien, où bien, je n’aime pas comprendre pour ne pas réfléchir, je pense que ma situation actuelle se base sur les sentiments émotionnels ressentis profondément et inconsciemment retranscrits sur le support, je dirais que je ne suis pas une personne qui pense, mais qui agit, la réflexion serait une frontière difficile à atteindre.

Le rapport entre moi et le monde est un rapport de partage de mes sentiments avec un public qui, visiblement, ressent un mal de vivre et se contemple à travers mon œuvre plastique qui touche à l’âme humaine.

Moi, mes blessures, ma force est le titre de mon mémoire, il était impératif de parler de mon parcours en tant qu’étudiant pour pouvoir répondre aux questions que je me posais et aussi pour comprendre un peu ce que je faisais. Comme le titre l’indique, les blessures sont des souffrances ressenties au quotidien par un artiste et expriment ses préoccupations. Passer des blessures à la force a permis pour moi le début de ma création, « une petite satisfaction personnelle » le passage de la souffrance aux forces libératrice et créatrice est une jouissance pour mon âme.

La peinture me rend malheureux, et le malheur me rend heureux ! Je crois que je vais essayer d’être moins heureux pour ne pas être malheureux… Continuer à travailler à provoquer l’inspiration et ne pas l’attendre serait la réussite et la progression de ma peinture.

 

Adlane Samet

28 février 2015

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Zéo Zigzags – Questions

Adlane Samet, d’abord merci pour ton immense générosité et ta sensibilité unique. Si tu veux bien, j’aimerais partager avec toi quelques réflexions au sujet de ton travail.

Au début de la série que nous avons pu voir évoluer sur les réseaux sociaux, une sorte de bonheur et d’innocence liés à l’enfance, aux gestes, aux rituels simples du quotidien semblaient animer tes toiles, là où par ailleurs se conjugaient des couleurs fascinantes, à des traits de pinceaux avides d’espace et de spontanéité et à d’autres encore, où le pinceau se mutait en crayon et dessinait les contours approximatifs de personnages. Comme en parallèle, un d’autre part associé en lien avec l’écriture et le dessin de l’écriture, graffitis et mots s’ajoutaient à l’occasion.

Peu à peu sont apparus, il me semble, le principe de réalité, disons, et le choc entre soi et le reste du monde, entre le désir et la mort, de toile en toile comme une escalade de ces deuils minuscules ou géants, comme on les perçoit dans l’enfance et parfois en tant qu’adultes aussi. Des gestes d’agression, de contrôle, de marquage de pouvoir, de territoire, de propriété, du sang… Est-ce ainsi que tu vois ton travail?

Je perçois dans ton travail, pas tant un revers de notre perception d’enfant et/ou de l’enfance que ce qui en subsiste en soi, prêt à réapparaitre au contact d’enfants nouveaux, qui ne sont plus celui que nous étions jadis. Quelques questions autour de ceci… Quel rapport entretiens-tu avec l’enfance? Y a-t-il des enfants qui occupent une place spéciale dans ta vie? Enfant, comment percevais-tu le monde des adultes? Comment te sens-tu par rapport à ceci : l’enfance comme apprentissage de l’affirmation de soi, du développement de son identité, dans la souffrance de devoir subir les interdits et l’autorité du monde adulte? Portes-tu en toi cette rébellion et cet esprit de contestation, ou te sens-tu plutôt du côté des adultes qui imposent? Comment vis-tu, en tant qu’humain et en tant qu’artiste ton rapport au monde adulte des lois et de l’ordre, du pouvoir et des rapports de pouvoir, qu’ils soient politiques ou autres?

Naïveté/innocence, agressivité/violence, tristesse/souffrance. Ton mémoire de maitrise, – bravo pour ta promotion – portait justement sur la souffrance, comme s’il s’agissait du lien qui articule les autres pôles. Où situer ton œuvre, ton activité de création par rapport à cette souffrance?

Qu’est-ce qui peut aujourd’hui te faire sentir malheureux, te faire souffrir et qu’est-ce qui te rend, au contraire heureux, t’apporte du bonheur, outre la création, bien sûr?

Comment vois-tu l’évolution de ton travail dans les prochaines années, après un succès d’ailleurs appuyé par de nombreuses ventes, et qui t’a déjà mené d’expositions en expositions, te laissant peu de temps pour reprendre ton souffle?

Est-ce selon toi, une manière appropriée de percevoir ton travail, aurais-tu des objections, précisions, à ajouter, apporter?

 

Zéo Zigzags

15 février 2015

 

thé1_petit Adlane Samet, Zid Kess, 2014, Acrylique sur toile,
120 cm x100 cm

 

Et si l’enfan[t/ce] prenait le large…

par Zéo Zigzags

 

On le sait depuis bien longtemps, l’enfant ne nait au monde ni innocent, ni candide, pour devenir méchant par la suite. Pas plus le contraire. Le cerveau, où les cellules se détruisent pour construire ce qu’il deviendra, où des connexions neuronales sont abandonnées au profit de celles qui seront qualifiées [par l’environnement] d’utiles, est malléable jusqu’à la mort et ne saurait de toute manière se réduire à ce discours manichéen. Heureusement, sans quoi on ne viendrait jamais à bout des stéréotypes et idées farfelues reçues via l’éducation parentale traditionnelle et autres calamités environnementales visant le contrôle, le pouvoir et l’anéantissement de l’esprit critique, de toute volonté de rébellion. Cet enfant, pour qui le monde adulte apparait comme énigmatique, voire incompréhensible, étrange, apeurant, est omniprésent dans cette série de l’artiste Adlane Samet.

Avec une habileté, une gestuelle, un esprit de synthèse tout adultes, Samet se glisse dans la peau d’un enfant, habite sa tête, son imaginaire, ses expériences, ses joies, ses déceptions, son agressivité comme sa tendresse. Son objectif, anéantir toute pensée logique, toute réflexion critique qui embrouillerait sa création, l’instinct qui pousse chacun de ses traits, de ses mouvements. C’est cette attitude, ce choix d’adulte qui pose à mon sens cette question de l’évanescence d’une enfance empruntée, constamment menacée par la tourmente du monde réel, source de conflits intérieurs comme extérieurs.

Comme un enfant, c’est en aplat que l’artiste peint. Le recul qu’il prend, observable dans sa performance vidéo [voir ci-bas], rappelle la position hybride qu’il tient, jugeant de son regard d’adulte composition et couleurs, sensibilité du rendu et travail d’artiste formé à l’université. C’est ce dernier qui sélectionne des formes, des contours, les souligne, gra/ph/v/ite autour des traits, des volumes peints en dessinant, écrivant, inscrivant une autre forme de sensibilité, une autre épaisseur à sa signature, son empreinte.

Samet, à l’instar des enfants ou des peintres illustrant des visions préscientifiques du monde[1] divise le c[C]iel et la Terre [ou le sol du plafond] d’une simple ligne horizontale, plus ou moins haute[2], jadis repère de nos dessins d’enfance et de notre apprentissage de l’écriture.[3] [4]

Cette hiérarchie, opposition entre l’homme et le reste de l’humanité, entre lui, créé à l’image d’un dieu dont la représentation est toujours masculine, sous le patriarcat, sa supériorité sur les autres animaux, incluant la femme, comme sur l’ensemble de la nature, l’enfant ne la vit pas a priori. Si, très tôt, le petit garçon est éduqué à être supérieur à la petite fille, il n’en demeure pas moins qu’il est souvent très attiré par les animaux différents des humains, certains types de communication leur étant communs, par exemple tout ce qui tient à la sensation, aux sens proprement dits. Hélas, tout aussi tôt que le reste du processus d’imposition, d’intériorisation des stéréotypes patriarcaux, les associations entre petit humain et petit des autres espèces répondent aussi aux stéréotypes sexuels. La fille, le chat, le papillon, la colombe; le garçon, le chien, le loup [animaux de meutes], le tigre, l’aigle…[5]

Ces êtres hybrides que Adlane Samet affectionne tant, qui adoptent la posture ou l’imposture humaine, créent un lien extrêmement fort avec l’enfant écrasé, interdit ou ensommeillé en chacun de nous. Avec son utilisation intelligente et sensible des couleurs, Adlane Samet exprime avec une grande puissance poétique les sentiments et émotions humains. Certes, une telle nostalgie de ce monde flou dans lequel l’adulte voudrait retourner, niant ainsi les affres de la vie réelle de l’adulte, pourrait paraitre morbide. Pourtant jusque là, la peinture de l’artiste échappe à l’emprise de la noirceur. Sauf alors, celle du corbeau, du plafond de nuages, menaçants, mais aussi symboles de force et de puissance, la puissance créative de l’artiste, sans doute aussi son désir de contrôle, certainement l’essence de tout geste créateur. Si cetTE adulte a eu la chance de vivre une enfance heureuse, il, elle, ne pourra échapper au principe de réalité, aux obligations, à la nécessité de se conformer sans la protection bienveillante des parents et/ou des adultes aimants pour pardonner, comprendre, écouter, consoler.

Dans l’œuvre de Samet, cette association intime entre espèce humaine et autres espèces, chez l’enfant, fait aussi écho aux traditions symboliques religieuses. L’animal offert en sacrifice, dompté, consommé[6]. La dominance symbolisée par le chevauchement de l’animal, par la hiérarchie qu’il occupe traditionnellement dans l’environnement humain, domestiqué ou consommé, et par son utilisation comme objet.[7] Les espèces animales peintes par l’artiste : poissons ou animaux marins, hybrides à dominance mulet ou âne, chiens/loups, corbeaux, ne sont pas sans faire naitre pour celles et ceux ayant quelque vague connaissance des récits religieux, des souvenirs de légendes ou de traditions liées aux pouvoirs religieux de l’époque sinon des fables apprises à la petite école afin de form[at]er les caractères/individus selon les dictats culturels en vigueur.[8]

Une autre ligne, verticale cette fois, parfois incomplète, parfois rouge sang, parfois simplement inscrite dans la verticalité des personnages privés de perspective, divise le bien du mal.[9] Or, cette ligne exprime elle-même une position philosophique, idéologique intenable, insoutenable, ouverture, ex-plaie, cicatrice, marqu[ag]e entre l’instinct et la pensée logique, sociale, les valeurs relevant de l’idéologie à tendance dominante, bref ce contenu imposé par le monde extérieur, adulte, auquel l’enfant sera formaté, source de souffrance puisqu’il ne pourra pas répondre à son désir de tout contrôler, tout s’approprier. C’est aussi la souffrance de l’artiste, qui n’en a jamais fini, de son art, de son processus de création.

Ces oppositions entre c[C]iel et Terre/sol, entre bien et mal, prennent forme dans l’iconographie à résonnance spirituelle et religieuse de l’artiste : ailes, cornes, comme anges et démons. Certains personnages flottent, s’envolent.[10] Animalité comme infériorité, inconscience, insouciance, instinct. L’enfant est un démon à maitriser, comme l’angoisse liée à la difficulté de vivre, eu égard de toutes les injustices, de toutes les souffrances dont on en peut se cacher qu’en se dissimulant sous la peau de l’enfant.

 

Quelles perspectives après l’enfance?

On en aura une idée en regardant ce tableau récent, intitulé « Aux frontières, j’ai rencontré Monet », 100 x 115 cm [chez Norty]. À se demander si l’embarcation mènera les enfants, l’enfance au loin, définitivement, loin des aplats et de ce que l’artiste nomme abrutissement, instinct. Après avoir exploré notamment Van Gogh, il est permis de croire que l’artiste va découvrir le monde, celui de l’art tout particulièrement, se redéfinir, poursuivre sa construction, son exploration de lui-même comme du processus créatif.


 Aux frontières j'ai rencontré Monet 100 x 115_NortyAdlane Samet,  Aux frontières j’ai rencontré Monet, 100 cm x 115 cm [Galerie Norty]

Et la poésie, ce mot qui pourrait à lui seul résumer tout le travail auquel se rattache le travail exposé ici, ce mot qui ne traduit pas que la gentillesse mais exp[l]ose tous les sentiments, toutes les émotions humainEs, reviendra au centre de l’œuvre d’Adlane Samet, pour peu que momentanément et dans ses parcours futurs et exploratoires, elle le quitte. C’est en tout cas mon souhait le plus profond, car ce travail me touche personnellement beaucoup.

 

Zéo Zigzags

28 mars 2015

NOTES

[1] Il fallait enseigner à la population analphabète les codes de vie imposés principalement dans certaines sociétés par l'[ou les]idéologie[s] religieuse[s] dissimulant le pouvoir économique, politique et d’abord sexuel masculin, plaçant le divin en haut et l’enfer en bas, dans certaines religions surtout peuplé de femmes [sic].

[2] Tableaux n° 4, 6, 10, 18, 19, 21, 22, 23, 25, 26, 27, 30, 33, 36, 44 et plusieurs autres dont la ligne est constituée par le changement de plage de couleur ou un objet horizontal, comme la table. Notons aussi dans certains tableaux, une sorte de nuage noir planant au-dessus des têtes. Le noir signifiant agressivité et force pour l’auteur.

[3] À ce sujet, voir les inscriptions sur les deux photographies-tableaux, autoportraits, en haut de la partie Entrevue

[4] http://www.etab.ac-caen.fr/lyceevalognes/HISTOIRE%20DES%20ARTS/Nouvelle%20image8.JPG Polyptyque du jugement dernier de Rogier Van der Weyden circa 1450 – Le personnage de Dieu toujours représenté par un homme, le père par un homme barbu d’un certain âge, symbolisant la sagesse. En bas, la nudité exprime le mal suprême puisque associée à la sexualité, et elle-même à la faute dite originelle, [évidemment…] commise par la femme, source de tous les maux sous le patriarcat, si bien représenté [et reproduit autant que faire se peut] dans les idéologies religieuses, intouchables. Observer aussi comment la monarchie s’approche du personnage de dieu.

http://s879.photobucket.com/user/FREN3112/media/Chapter%202/Clovis_babtistm_-_15th_century_imag.gif.html

[5] Vive le bébé ours peluche des premiers mois, offert si souvent sans distinction de sexes, pour une fois!

[6] De nos jours encore, certaines croyances subsistent selon lesquelles la consommation de certains animaux ou plus particulièrement de certaines parties de leur corps, confèrent aux personnes qui les mangent des qualités propres à ces animaux ou à ce qu’on leur attribuent comme puissance. En particulier en termes de domination masculine et de performance sexuelle. On consommait ses ennemis [anthropophagie, cannibalisme] pour s’en accaparer les qualités, guerrières, notamment. Ces superstitions persistent encore dans la tradition chrétienne où on invite les fidèles à consommer le corps et boire le sang de leur dieu, où [paroxysme de la superstition barbare] les fidèles sont forcés de croire qu’il s’agit bien là du corps et du sang réels. — On dit encore, sous le charme d’un bébé, d’un petit enfant ou avec connotation sexuelle, qu’on va manger l’autre. Écouter et regarder cette superbe chanson de Philémon Cimon, réalisation et illustrations de Ohara Hale, animation de Eva Cvijanovic, Je te mange — Le sacrifice ultime pour plaire à dieu est le fils [surtout unique], finalement épargné… Car c’est lui qui possède de la valeur et non la fille, c’est lui porte la propriété, le pouvoir, l’honneur, le nom du p[P]ère. Détruire ce qui n’est pas utile; détruire pour construire. Le serpent se mord la queue, de cet article : l’histoire de la construction de la vie, celle du cerveau, sans but préconçu, sans objectif prédéterminé.

[7] Tableaux n° 23, 24, 25, 29, 30; n° 4, 15, 16, 20, 31

[8] Quelques exemples un peu au hasard : la multiplication des poissons [et des pains; tradition chrétienne, sauf erreur, discours de Jésus sur la montagne], la symbolique de l’agresseur/prédateur sexuel [potentiellement tout homme, devrait-on croire] prenant la forme du [méchant] loup [une fille est mieux à la maison], l’intelligence du corbeau trop orgueilleux vaincue par celle du renard [pourtant faux]…

[9] Tableaux n° 5, [9], 19, 22, 31

[10] Fleurs [tableaux plus récents], tendresse, flottement des personnages, animaux bibliques, iconographie qui rappellent Chagall

 

 Vidéo performance au Grand Marché de l’Art Contemporain [GMAC], 2014

 

 

Expositions

 [Liste non exaustive]

 

Expositions solo

 

Du 3 au 31 janvier 2013 — Oran – Exposition de peintures, Institut français, Oran, Algérie

Du 9 janvier au 31 2014 — Moi, mes blessures, ma force, Institut français, Oran, Algérie

Du 7 au 29 juin 2014 — Galerie Maureg’art, Saint-Hilaire le Chatel, France

Du 1er au 5 mai 2014   — Place de la Bastille, Paris, France

Du 30 octobre au 3 novembre 2014 — Place de la Bastille, Paris, France

Artiste permanent — Galerie Norty, Carrières sur Seine, France

 

Expositions de groupe – collectives

 

Du 21 septembre au 2 octobre 2014 — Al-Tiba9 – Exposition artistique d’art contemporain, Alger, Algérie

Les 24 – 25- 26 octobre 2014 — Carrousel du Louvre, Norty et Acces Art

Du 21 au 24 novembre 2014 — Foire européenne d’art contemporain, avec la Galerie Norty

Du 7 février 2015 — Hors-Champ, TNA Gallery, Alger, Algérie

Du 19 février au 19 mars 2015 — AARC, Ager, Algérie

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